Fiche Technique

 

Critique in Le Monde.fr - 01 02 2011

 

Blog - 02 02 2011

 

 

 

Gros succès en Argentine. Polar social parfois limite du documentaire. L'ambiance de B.A. Rien que B.A, j'adore !

Plus sérieusement, c'est bien fait. Bien filmé. On y apprend, beaucoup de choses.

Les films de Trapero permettent de comprendre, saisir quelques bribes de l'Argentine actuelle.

Role social ? peut-être.

Avant tout j'aime ses images, l'ambiance ...

Courez-y. 

 

 

 

Par Nominoe - Publié dans : Cinéma - Théatre - Communauté : Revue de presse - Humeurs
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FICHE TECHNIQUE

 

CRITIQUE

 

 

Au delà des qualités connues du réalisateur, Nanni Moretti, j'insisterai sur le sujet. Très douloureux, ardu.

Le film est fin, toujours juste, jusqu'au plus petit détail. L'annonce du décès, les obsèques, la douleur, le rejet ... du travail de chirurgien. Le meilleur de Moretti.

Palme d'or à Cannes en 2001

 

 

 

 

 

Par Nominoe - Publié dans : Cinéma - Théatre - Communauté : Revue de presse - Humeurs
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La loi sur les génocides est idiote voire dangereuse.
R. Badinter sur le sujet ... 
 

 
Badinter : "Le Parlement n'est pas un tribunal" 
  
 
LEMONDE | 14.01.12 | 20h31   
  
par Robert Badinter
  
  

Par expérience personnelle, je sais combien il est douloureux d'entendre dénier la réalité d'un génocide qui a englouti vos proches les plus chers. Je comprends donc la passion qui anime la communauté arménienne pour que soit reconnu par la communauté internationale, et surtout la Turquie, le génocide arménien de 1915. Et cependant, quelle que soit la sympathie que l'on puisse éprouver pour cette cause, elle ne saurait conduire à approuver la proposition de loi votée par l'Assemblée nationale le 22 décembre 2011 et soumise prochainement au Sénat, qui punit d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende ceux qui "contestent ou minimisent de façon outrancière un génocide reconnu comme tel par la loi française".

 

Certes le génocide des juifs pendant la seconde guerre mondiale a fait l'objet de dispositions législatives en France, et notamment de la loi Gayssot de 1990. Mais le génocide juif par les nazis a été établi et ses auteurs condamnés par le Tribunal militaire international de Nuremberg. A cette juridiction créée par l'Accord de Londres du 8 août 1945, signé par la France, participaient des magistrats français. Les jugements rendus par ce tribunal ont autorité de la chose jugée en France. Rien de tel s'agissant du génocide arménien qui n'a fait l'objet d'aucune décision émanant d'une juridiction internationale ou nationale dont l'autorité s'imposerait à la France. Le législateur français peut-il suppléer à cette absence de décision judiciaire ayant autorité de la chose jugée en proclamant l'existence du génocide arménien commis en 1915 ? Le Parlement français peut-il se constituer en tribunal de l'histoire mondiale et proclamer la commission d'un crime de génocide par les autorités de l'Empire ottoman il y a un siècle de cela, sans qu'aucun Français n'y ait été partie soit comme victime, soit comme bourreau ? Le Parlement français n'a pas reçu de la Constitution compétence pour dire l'histoire. C'est aux historiens et à eux seuls qu'il appartient de le faire.

 

Cette évidence, la Constitution l'a faite sienne. La compétence du Parlement sous la Ve République a ses limites fixées par la Constitution. Le Parlement ne peut décider de tout. Notamment, au regard du principe de la séparation des pouvoirs, il ne peut se substituer à une juridiction nationale ou internationale pour décider qu'un crime de génocide a été commis à telle époque, en tel lieu. Pareille affirmation ne peut relever que de l'autorité judiciaire. La loi de 2001 déclarant "la France reconnaît publiquement le génocide arménien de 1915", aussi généreuse soit-elle dans son inspiration, est ainsi entachée d'inconstitutionnalité. Je renvoie à ce sujet les lecteurs au dernier article publié par le doyen Vedel, analysant la loi de 2001 ("Les questions de constitutionnalités posées par la loi du 29 janvier 2001", in François Luchaire, un républicain au service de la République, textes réunis par Didier Maus et Jeannette Bougrab, Publications de la Sorbonne, 2005).

 

Ni les plus hautes autorités de l'Etat, ni soixante députés ou soixante sénateurs n'ont jugé bon de déférer cette loi au Conseil constitutionnel. Les considérations politiques ne sont pas toujours absentes de la décision de saisir - ou non - le Conseil constitutionnel... Mais depuis 2008, une innovation importante est intervenue. Tout justiciable peut, dans un procès, soulever une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) dénonçant l'inconstitutionnalité de la loi qu'on entend lui appliquer au motif qu'elle méconnaît ses droits fondamentaux : dans le cas de la négation du génocide, la liberté d'opinion et d'expression.

 

Et selon la jurisprudence constante du Conseil constitutionnel, si une loi qui lui est soumise repose sur une loi antérieure qui ne lui a pas été déférée, la question de la constitutionnalité de cette loi antérieure peut être soulevée devant le Conseil constitutionnel. La discussion portera donc en premier lieu sur la constitutionnalité de la loi de 2001. Dès lors, la déclaration d'inconstitutionnalité de cette loi entraînerait celle de la loi nouvelle punissant la négation du génocide reconnu par la loi. Rien de plus logique. Comment concevoir qu'une loi française puisse punir la négation d'une loi inconstitutionnelle ? Ainsi, la proposition de loi soumise au Sénat, si elle est votée, aboutirait dès son application à un résultat contraire à celui recherché par les défenseurs de la cause arménienne.

 

Dans cette situation, il appartient au Sénat de maintenir sa position antérieure, en refusant d'examiner un texte inconstitutionnel. Les sénateurs ne doivent pas se laisser abuser par les déclarations de ceux qui, comme le ministre de l'intérieur, déclarent qu'il ne s'agit dans la nouvelle proposition de loi que d'instaurer un délit général de négationnisme des génocides, en application d'une décision-cadre de l'Union européenne de 2008. Celle-ci incite sans doute les Etats membres à inscrire dans leur loi la répression "de l'apologie, la négation, ou la banalisation grossière publique des crimes de génocide... lorsque ce comportement est exercé d'une manière qui risque d'inciter à la violence ou à la haine d'un groupe de personnes ou de membres de tels groupes".

 

Or, la proposition de loi votée par l'Assemblée ne mentionne pas cet élément essentiel : l'incitation à la haine que doit comporter la négation du génocide contre une communauté ou ses membres. Il ne s'agit donc pas de la mise en oeuvre alléguée de la décision-cadre européenne. Il n'en est d'ailleurs nul besoin, la loi française punissant déjà toute forme d'incitation publique à la haine à l'égard d'un groupe de personnes. Les promoteurs de la proposition de loi votée par l'Assemblée nationale n'ont en vérité qu'un seul objectif : passer outre le refus du Sénat de mai 2011 et faire voter un texte réprimant la négation du génocide arménien de 1915.

 

Une réaction violente des autorités turques au vote d'une telle loi est inévitable. Tout publiciste, tout responsable turc qui serait interrogé en France sur les événements tragiques de 1915 et adopterait la position officielle du gouvernement turc pourrait être condamné de ce chef par la justice française. La proposition de loi aboutit ainsi à proclamer une vérité historique "officielle" sous peine de sanction pénale. Pareille conception de l'histoire ne saurait être la nôtre.

 

Où trouver alors dans ce tumulte de passions une solution d'apaisement possible ? Il est d'autres voies que la loi pour établir la réalité historique d'un génocide datant d'un siècle. Il faut d'abord rappeler que, même sans loi mémorielle, la communauté arménienne n'est pas dépourvue de moyens d'action judiciaires en France. Il lui est toujours loisible de saisir les juridictions civiles et de faire condamner à des dommages-intérêts élevés et la publication du jugement tous ceux qui, dans leurs écrits ou leurs déclarations, auraient mis en cause la réalité et la dimension du génocide arménien.

 

Par ailleurs, une commission composée d'historiens de renom international pourrait être désignée par l'Unesco à l'initiative de la France. Cette commission, à laquelle toutes les archives seraient ouvertes et les informations communiquées, rédigerait un livre blanc sur les conditions et l'ampleur du génocide arménien de 1915. Au regard d'un tel livre blanc, les autorités turques pourraient alors prendre la voie de la reconnaissance de ces crimes anciens commis dans l'Empire ottoman. Ainsi les passions pourraient s'apaiser enfin et les voies d'un avenir commun et fécond entre Turcs et Arméniens s'ouvrir sans arrière-pensée ni passion mémorielle.

 

 

Né le 30 mars 1928, il a exercé les fonctions d'avocat à la cour d'appel de Paris (1951-1981). Il a lutté contre la peine de mort dont il a obtenu l'abolition en tant que garde des sceaux, le 9 octobre 1981. Il fut président du Conseil constitutionnel de 1986 à 1995, puis sénateur (PS) des Hauts-de-Seine de 1995

 

à 2011. Auteur de nombreux ouvrages dont "L'Abolition" (Fayard, 2000), "L'Exécution" (rééd. LGF, 2008)

 

et "Les Epines et les Roses" (Fayard, 2011)

 

 

 

 

 
Par Nominoe - Publié dans : Histoire - Communauté : Revue de presse - Humeurs
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Mes amis Guatemaltèques pouraient vivre de nouveaux moments douloureux. 

Le Guatemala aujourd'hui ...

Bel article sur la situation actuelle de P.Paranagua.

 


 

Analyse | LEMONDE | 03.02.12 | 15h06

 

par Paulo A. Paranagua (Service International)

 

 

Vingt ans après la fin des guerres civiles en Amérique centrale et le retrait des dictatures sud-américaines, les militaires sont de retour en Amérique latine. Sous prétexte de rétablir l'ordre public, les forces armées sont engagées sur le territoire national et des officiers supérieurs sont promus à des responsabilités au sommet de l'Etat.

 

Le général de réserve Otto Perez Molina a été investi président du Guatemala, le 14 janvier. Conservateur, il succède au social-démocrate Alvaro Colom, débordé par le crime organisé. Le général a promis de stopper l'escalade des violences, en faisant appel aux commandos d'élite de l'armée. Les victimes de la guerre civile (1960-1996), qui a fait 100 000 morts et disparus, n'ont pas oublié les exactions des militaires guatémaltèques.

 

Le Guatemala est un Etat défaillant dans une Amérique centrale devenue le maillon faible de la région. Pris en tenaille par la répression des stupéfiants en Colombie et au Mexique, les cartels de la drogue mettent sous pression l'isthme centraméricain. Au Honduras, le général Romeo Vasquez, un des putschistes de 2009, enhardi par l'élection du général Perez au Guatemala voisin, songe à briguer la présidence de la République, fort de son "savoir-faire".

 

Le Salvador forme avec le Honduras et le Guatemala le "triangle nord" de l'Amérique centrale, particulièrement touché par les gangs, avec les taux d'homicides les plus élevés au monde. Malgré le contre-exemple mexicain, le président salvadorien de gauche, Mauricio Funes, a multiplié les patrouilles militaires dans les rues. Au Mexique, la militarisation de la sécurité publique a provoqué une hausse spectaculaire du nombre d'homicides (47 500 morts depuis janvier 2007).

 

Fin novembre 2011, le général David Munguia Payes, jusqu'alors ministre salvadorien de la défense, a été nommé ministre de la justice et de la sécurité publique. Les accords de paix de 1992, après un conflit armé qui a fait 75 000 morts, interdisaient l'engagement des militaires sur le front sécuritaire au Salvador. Pour la forme, le général Munguia a troqué le treillis de combat pour le complet veston et il est repassé au cadre de réserve.

 

L'explosion de la criminalité, dopée par le narcotrafic, justifie ainsi l'engagement croissant des armées auprès des forces de police. Pourtant, les militaires ne sont pas entraînés au maintien de l'ordre, mais pour faire la guerre à un ennemi clairement désigné, qu'il s'agit d'éliminer ou de neutraliser.

 

Le tournant opéré au Mexique et en Amérique centrale s'esquisse déjà en Amérique du Sud. Au Brésil, des blindés de la marine et des parachutistes servent de force d'appoint pour le déploiement de la police dans les favelas de Rio de Janeiro. Au "Complexo do Alemao", immense dédale de bidonvilles de Rio, l'occupation militaire s'éternise, en attendant la formation des policiers censés prendre le relais. La présence prolongée des soldats suscite des incidents, sans avoir mis fin aux trafics.

 

A l'instar de leurs camarades sud-américains, les militaires brésiliens sont partagés. Certains prétendent que leur expérience de casque bleu des Nations unies en Haïti est utile pour la reprise en main des bidonvilles. D'autres s'inquiètent d'un rôle propice aux bavures et aux tentations de corruption. La défense de longues frontières poreuses, assaillies par le trafic de personnes et de drogues, suffirait à justifier leur mission constitutionnelle.

 

Au Pérou, l'investiture du lieutenant-colonel de réserve Oscar Valdes Dancuart comme premier ministre, fin 2011, est très significative. Il a suffi de quelques semaines d'agitation sociale pour que le précédent chef de gouvernement soit remplacé par son ministre de l'intérieur. La décision en revient au président péruvien Ollanta Humala, lui-même officier de réserve, qui avait connu Valdes lorsque ce dernier enseignait à l'académie militaire. Ce choix souligne l'esprit de corps des gradés, pour lesquels le monde semble se diviser en deux, les militaires et les civils.

 

Deux autres pays de la région illustrent cette solidarité de caste et la méfiance à l'égard de la société civile : le Venezuela et Cuba. Le président vénézuélien, le lieutenant-colonel Hugo Chavez, ne fait confiance qu'aux officiers de réserve comme lui, en particulier ceux qui sont impliqués dans leurs deux tentatives de putsch de 1992, avant sa première élection (1998). A Cuba, le régime du général Raul Castro repose sur ses frères d'armes : les militaires contrôlent les noyaux durs de l'économie cubaine et montent en puissance au sommet du parti unique.

 

La Colombie est le seul pays d'Amérique latine où sévit un conflit armé digne de ce nom, justifiant l'action des militaires. Les guérillas d'extrême gauche résistent, sans oublier le recyclage d'une partie des paramilitaires d'extrême droite, devenues des bandes criminelles. Pourtant, les forces armées ne patrouillent ni à Bogota ni à Medellin, et se concentrent sur la lutte contre la guérilla.

 

Vingt ans après avoir enterré la "doctrine de sécurité nationale" qui avait couvert les coups d'Etat militaires, la droite comme la gauche croient relever le défi de l'insécurité grâce aux forces armées. La militarisation de la sécurité publique n'est plus taboue. Cette transgression est un aveu d'impuissance pour les institutions démocratiques. Elle se fait au mépris de la société civile et des libertés.

 

paranagua@lemonde.fr

 

 

Par Nominoe - Publié dans : Amerique du Sud - Communauté : Revue de presse - Humeurs
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FICHE TECHNIQUE

 

CRITIQUE - LE MONDE.FR 02/11/2010 

 

 

 

Fair game, c'est l'affaire Plame-Wilson. Espionnage à la sauce américaine, G.W Bush, guerre du golfe ...

Le film est bien fait, efficace. Sean penn joue juste.

Bref, une sauce US de première qualité.

Si vous ne l'avez pas vu ...

 

 

Par Nominoe - Publié dans : Cinéma - Théatre - Communauté : Revue de presse - Humeurs
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Catégorie: Actualités

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